« C'est indéniablement le meilleur match du tournoi » s'est réjoui Olivier Krumbholz. Le plus abouti, le plus entraînant aussi. Après deux premières minutes proches de la catastrophe, l'équipe de France a su mener sa barque en s'appuyant sur une défense toujours aussi efficace, une Cléopâtre Darleux de classe mondiale et un jeu offensif qui a trouvé son sens. Handline vous propose de dresser point par point le bilan de ce TIPIFF avant de se projeter vers l'avenir... et la Chine.
L'attaque
« Il y a eu du mieux à chaque match. Après une partie délicate face au Monténégro et une défense 5-1 très agressive, les filles ont été plus efficaces devant le Portugal qui proposait le même type de défense. Face au Brésil, on n'a pas forcé les tirs, on a été tranchantes et on a proposé de beaux décalages ! C'est monté crescendo et c'est une bonne chose. » Raphaëlle Tervel, la capitaine des Bleues qui a suivi les débats depuis les tribunes ce week-end en raison d'un dos douloureux ne cachait pas sa satisfaction d'avoir vu ses copines de plus en plus à l'aise dans ce secteur de jeu. Le Portugal avait déjà pansé quelques plaies, permis d'entrevoir des Françaises plus incisives. « La base arrière a affiché une certaine aisance avec plus de fluidité dans la circulation de balle », résume Olivier. En effet, face au Brésil, les tricolores ont pris une nouvelle dimension en proposant davantage de fluidité et d'enchaînements.
La défense
« C'est solide, mobile, bien articulé et solidaire ». Il ne manque rien dans les propos de Raphaëlle Tervel. La défense demeure le point fort des Bleues ce qui leur a permis de monter beaucoup, beaucoup de ballons. Et dans les buts, Amandine Leynaud et Cléopâtre Darleux très en verve ce soir s'en sont donnée à coeur joie. « Elles sont toutes les deux en très bonne forme », poursuit Olivier Krumbholz. « Et si Linda est peut-être un peu en retrait, elle a également de belles qualités ». Du béton, on vous dit.
L'état d'esprit
Remporter le dernier tournoi de préparation avant de rejoindre le gotha mondial est toujours une très bonne chose. « C'est toujours bon à prendre, confirme Raphaëlle. Cela permet peut-être de prendre un petit ascendant psychologique sur le Brésil, d'emmagasiner de la confiance. Et puis, c'est rare que les Bleues s'imposent à Paris ! » L'entraîneur des tricolores et la gardienne des Femmes de Défis mettent pourtant en garde leur clan. « Je pense que le Brésil a joué un match de travail et qu'il abordera celui du Mondial avec beaucoup plus d'agressivité ce qui donnera sans aucun doute une toute autre physionomie. » Et Cléopâtre Darleux de poursuivre. « Je pense que là-bas, les deux équipes auront davantage la rage. Le contexte sera forcément différent. Il faudra redoubler d'effort. »
Les priorités
S'il y a bien un secteur où les Bleues ont péché tout le week-end, c'est dans la finition (26 buts sur 54 tentatives hier). « On doit cependant être plus adroit que ça aux tirs de près », souligne Olivier Krumbholz. « Et puis la finition. Même si aujourd'hui, je préfère qu'on trouve les solutions et qu'on ne les mette pas au fond, ça veut dire qu'il y a de bonnes choses à faire. Il va également falloir insister sur la continuité dans le jeu, reprend Raph'. Il y a encore du travail à ce niveau-là. En défense, il faut rester vigilante tout le long du match parce que dès qu'on s'oublie un peu on le paye. »
Les blessées
Alexandra Lacrabère est donc rentrée à Toulouse pour être soignée de façon intensive et envisager, peut-être, l'espoir de prendre part à la fête en Chine. Le staff a donc rappelé Alice Lévêque pour qu'elle participe, tout du moins, à la fin de la préparation. Du côté de Mariama et Raphaëlle, les nouvelles sont positives. « Je vais beaucoup mieux, j'ai pu m'entraîner avec les filles, surtout en défense. J'espère que ça ira encore mieux d'ici dix jours... », souffle encore la capitaine tricolore. On espère aussi ![/font]

